Nous parlons souvent du manque de respect, du fait de ne pas ĂȘtre Ă©coutĂ©s, d’ĂȘtre des patients partenaires symboliques. Nous exhortons nos collĂšgues Ă s’attaquer Ă ces problĂšmes. Ils rĂ©pondent en disant qu’ils nous respectent et nous apprĂ©cient, mais souvent ces sentiments ne se traduisent pas en actes. Leurs actions ne nous permettent pas d’ĂȘtre respectĂ©s, Ă©coutĂ©s, traitĂ©s comme des Ă©gaux. Pourquoi en est-il ainsi ?
Nous pensons qu’il s’agit de symptĂŽmes d’une maladie sous-jacente. Peu de choses changeront si nous ne nous attaquons pas Ă la maladie, et pas seulement aux symptĂŽmes.
Quelle est donc cette condition ?
II s’agit de la lentille culturelle inconsciente. Chaque lieu de travail a sa propre culture. Le secteur de la santĂ©, comme toute culture professionnelle, a ses propres normes, valeurs, langage et mĂ©thodes de travail qui forment des prĂ©jugĂ©s inconscients. Les patients / proche aidants partenaires s’intĂšgrent dans cette culture et y travaillent. Ceux qui viennent d’un milieu similaire et s’adaptent bien deviennent les « quelques privilĂ©giĂ©s » qui forment le noyau des patients / proche aidants partenaires. Si nous n’y parvenons pas, nous sommes considĂ©rĂ©s comme « difficiles ». Nous vivons cela comme un manque de respect, un manque d’accommodement, une attitude symbolique, un manque d’Ă©coute.
Cette culture du lieu de travail a des répercussions sur tout :
- Le lieu et l’heure des rĂ©unions
- le langage, les termes et les concepts qui encadrent les discussions
- Les valeurs sous-jacentes oĂč les titres acadĂ©miques et professionnels sont trĂšs prisĂ©s.
Pourquoi est-il important de s’attaquer Ă cette « condition » ?
Si nous voulons un jour ĂȘtre des partenaires Ă©gaux, nos collĂšgues du secteur des soins de santĂ© et de la recherche en santĂ© doivent comprendre leur propre culture professionnelle et son impact sur eux et sur nous. Ils devront ouvrir leur culture professionnelle pour que nous n’y soyons plus Ă©trangers. Si les principaux patients et proche aidants partenaires vivent de la difficultĂ© en tant qu’Ă©trangers Ă cette culture, comment sera-t-il possible d’inclure des personnes qui ne font pas partie du la culture dominante ?
Cette idĂ©e dĂ©coule de notre analyse des rĂ©sultats de l’enquĂȘte menĂ©e auprĂšs des patients / proche aidants partenaires dans le cadre du processus de Mise Ă jour de la SRAP des IRSC. Pour plus de dĂ©tails, veuillez lire le rapport complet illustrĂ© (disponible en Anglais uniquement pour l’instant).
